Coming Out

Nous sommes à la veille du printemps. À la veille de notre sortie de terre. Sommes-nous prêts ? Avons-nous profité de février, mois des purifications, pour nous délester de nos encombrements (conditionnements, fausses croyances, etc…), pour sortir de nos enfermements (loyautés familiales ou karmiques, addictions, matrices, etc…) ? Demain, mars arrive et avec lui le printemps et l’énergie d’action. Quelle version de nous aurons-nous envie de faire vivre ? Et si, cette année, nous osions nous montrer tel.le.s que nous sommes. Si nous faisions notre Coming Out! Si nous nous permettions de dire : “Salut, me voilà, tel.le que je suis et je viens offrir au monde mes talents et toute ma puissance d’action !”

Pissenlit ou chêne, baleine ou chimpanzé, aucun n’est mieux ou moins bien que l’autre, tant qu’ils occupent chacun leur place dans la grande chaîne du vivant sans essayer de devenir l’autre. Nous aussi, occupons notre juste place. Il est temps que nous perdions nos fausses identifications. Celles qui nous placent encore et encore dans nos “manques”, dans ces espaces à l’intérieur de nous qu’’on voit vides et qu’on pense devoir remplir ou pire faire remplir par l’autre. Plaçons-nous enfin dans notre plein, là où ça déborde en nous, là où c’est tellement évident et facile pour nous , que nous ne voyons même pas que ça fait partie de nos talents, de nos attributions. Verticalisons-nous dans cette essence qui est la nôtre et agissons, non pour obtenir quelque chose (et en premier la reconnaissance), mais pour nourrir notre environnement (le monde) de ce qui coule en nous et à travers le canal unique que nous sommes. Nous pouvons être des milliers à transmettre le même message, mais ce sera, chaque fois, fait de façon unique.

Alors arrêtons d’essayer à tous prix de ressembler à notre voisin, à nos parents, à celui qui semble dans la norme. Nous épuisons nos réserves d’énergie à ce petit jeu. Pourquoi? Parce qu’il faut des ressources énergétiques énormes pour entretenir “le mensonge” sur lequel on se bâtit. Sans compter les peurs de se faire “démasquer”, de ne pas être à la hauteur (et pour cause, on échoue toujours à vouloir être l’autre) qui s’amplifient au fur et à mesure du temps et qui nous vident de notre substance. Quelle délivrance de pouvoir être soi tout simplement. Nous gagnons en vitalité et en capacité d’action, parce que nous nous plaçons enfin “là où ça pousse pour nous” (dixit Franck Lopvet).

Alors pour le printemps, offrons-nous ce cadeau du coming out !

“Nous ne pouvons simuler l’authenticité. Nous pensons que nous avons besoin de nous créer et sommes sans cesse en train de remodeler notre personnalité, parce que nous essayons d’être spéciaux plutôt que réels. Nous essayons pathétiquement de nous conformer à tous les autres qui essaient de faire pareil. Une tulipe ne s’efforce pas d’impressionner. Elle ne se bat pas pour être différente d’une rose. Elle n’a pas à se battre. Elle est différente. Et il y a place dans le jardin pour toutes les fleurs.”

Un retour à l’amour Marianne Williamson

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